V Man
Le Roméo de la nouvelle école

Le manque de nouvelle tête d’affiche masculine à Hollywood n’est un secret pour personne. Que ce soit ou non, c’est le résultat du système des studios qui est avare de secondes chances ou, un phénomène culturel de gars qui ne cherchent pas à briller sur les écrans, une chose est incontestablement clair: Hollywood est densément peuplé de beaux hommes. Un tour autour de n’importe quel hall d’hôtel haut de gamme, Equinox, ou un bar de jus à la mode peut en dire beaucoup. Mais ce qui sépare les vrai acteurs des jolis garçons n’est pas un rebelle désire contre leur attractivité ou de s’appuyer sur elle trop lourdement, mais plutôt d’en faire un faux problème. Pensez aux plus grands acteurs des générations récentes: Johnny Depp à été reconnu en jouant une création, une poupée vivante avec des ciseaux à la place des mains, qui horrifiait une banlieue (‘Edward aux Mains d’Argents’). Leonardo DiCaprio a eu des nominations aux Oscars en jouant un enfant mentalement malade dans une famille sans repère (‘Gilbert Grape’), et un millionnaire excentrique qui souffre de trouble obsessionnel compulsif (‘Aviator’) et non pour avoir été l’idole des jeunes aux cheveux d’or sur un gros bateau qui a coulé en 1912. La beauté n’est évidemment pas l’or, mais dans ce métier si c’est votre unique compétence, vous pourriez être vu dans ce bar de jus, s’il embauche.

Donc c’est un soulagement que Douglas Booth, dont la carrière à commencé en tant que mannequin ridiculement beau, parait hagard quand nous nous rencontrons pour boire un verre dans un hôtel du centre-ville de New-York. Il a l’air bibliquement hagard en fait. Booth est en train de finir le tournage de ‘Noah’ (‘Noé’), le récit épique de Darren Aronofsky du bon livre d’animaux couplé dans une arche. Booth arbore un visage tanné et brute, débraillé, des extensions de cheveux tiré en arrière par un bandeau en élastique. Il vient d’enlever une casquette de baseball qui plus tôt dans la journée, est tombé de sa tête et a été écrasé par un camion. Mais ce qui est vraiment impressionnant c’est que son siège est en face d’un miroir et il ne lui a jeté un regard narcissique que deux fois.

« Très vite, ce n’est pas flatteur d’être connu à cause de la façon dont vous avez l’air » dit Booth. « C’est juste inintéressant si c’est tout ce dont les gens veulent parler. Je n’ai pas forcément envie d’entendre parler de mon talent ou de ma grandeur en tant qu’acteur. Vous pouvez dire que je suis de la merde, si vous le pensez. Mais faites-le sur quelque chose que je fais ». Ironiquement, il trouve du réconfort dans les limites d’un personnage peu flatteur. « Plus j’aurais l’air moins élégant, plus sale, pire, plus je serais content. Ça enlève la pression ».

C’est la belle nonchalance de Booth qui l’a amené à l’attention du monde de la mode. « Il comprend la mode et à toujours l’air de ne pas faire d’effort et impeccable, qu’il soit en haute couture, en tux de soirée ou en jean et t-shirt » explique Christopher Bailey de Burberry qui a casté Booth quand était sur le point d’avoir 16 ans, pour une série de campagnes internationales. « C’est un mec ! »

L’actrice Emma Watson qui a été dans la campagne initial de Burberry avec Booth et qui l’a retrouvé sur le tournage de ‘Noah’ où il joue son mari, va plus loin en expliquant que c’est un gars qui attire. « Il y a quelque chose de vielle-manière avec Doug, qu’il avait déjà. Il sait qui il est. Il n’est pas intimidé, ne se retient pas, et est généralement sans peur » dit-elle. Pourtant, elle admettra volontiers que, même quand ils se sont rencontrés il y a 5 ans, sa première réaction a été qu’il était un régal pour les yeux. « Nous nous sommes rencontré quand il avait 15 ans et je me souviens l’avoir regardé et pensé qu’il était offensivement attirant. Et ça a juste empiré depuis ».

Booth a grandit à Londres, mais un diagnostic de dyslexie quand il était enfant a clairement indiqué dès son plus jeune âge, qu’il serait mieux adapté aux arts. Il a commencé à jouer de la trompette – « Je pensais que si je ne pouvais pas être universitaire, je pourrais être un célèbre musicien » – mais a abandonné quand ses amis ont commencé la guitare et ont formé un groupe de rock. « Par coïncidence, j’ai joué dans une pièce de théâtre au même moment ». Il a eu son premier grand rôle à l’âge de 16 ans dans ‘From Time to Time’, une biographie diffusé sur le BBC de Christopher Isherwood écrit par Dowton Abbey, réalisé par Julian Fellowes.

Ce qui a attiré l’attention des directeurs de casting a été son prochain rôle, en tant que Boy George dans le téléfilm de 2010 ‘Worried About The Boy’. « C’était ma première expérience en tant qu’acteur principal, c’était coulé ou nagé. Merder, et ma carrière serait finit avant même d’avoir commencé. Je savais que je devais le prendre au sérieux et le faire à 100% ». S’engager dans le rôle était coloré: le rôle appelait à cinq heures de maquillage par jours et des costumes varié, de vêtements en vinyle, de kimonos en soie à des religieuse dominatrice. « Même à ce jour, quand quelqu’un dit quelque chose de désobligeant à propos de Boy George, ça me dérange et me choque. Une partie de moi est toujours attaché à lui ».

En 2011, il apparait face à Ray Winston et Gilian Anderson dans la mini-série de la BBC ‘Great Expectations’, suivit en 2012 par le kitsch film américain ‘LOL’ avec Demi Moore et Miley Cyrus. Booth à l’origine a été forcé de rencontré les réalisateurs du film par ses agents, mais a finalement été content de l’avoir fait car il sentait comme s’il avait entasser ses 2 dernières années de lycée, ce qui lui avait manqué durant ces 3 mois de tournage.

Son prochain rôle est aussi le plus célèbre de la littérature adolescente en mal d’amour: Roméo dans ‘Roméo et Juliet’ de Shakespeare avec Hailee Steinfield qui sortira plus tard cette année. Booth décrit le film comme étant « la beauté et de le romantisme Zeffirelli des année 1968 avec l’énergie de la version de 1996 de Baz Luhmann », le dernier ayant joué ce rôle était Leonardo DiCaprio, cité précédemment. C’était d’abord un casting intimidant, mais Booth a obtenu le rôle quand il a réalisé que son inexpérience dans le monde de Shakespeare était un avantage. « J’ai pensé, ‘et puis merde’, ils me choisiront parce que je peux apporter quelque chose de frais. Quelque chose sur le moment réelle, ce qui est l’esprit de Roméo, n’est ce pas? ». Le film dont il termine le tournage quand nous le rencontrons est ‘Noah’. « Ca raconte l’épopée de l’histoire de l’arche de Noé » explique Booth en ajoutant « mais parce que c’est un film de Darren Aronofsky, c’est sombre et tordu aussi ». Il s’agit d’une grande production: Russel Crowe et Jenifer Connelly jouent Noé et sa femme, Watson est la femme de Booth et Logan Lerman son frère. Il plaisante sur le fait que le film a été le plus pénible et sa première expérience aux méthodes de la comédie. Les dernières semaines de tournage ont été perturbé car l’ouragan Sandy à détruit le décor, un vrai arche grandeur nature, ainsi que beaucoup de maisons de l’équipe de tournage. (Oui, l’ironie qu’un ouragan détruise le plateau de tournage d’un film qui relate un déluge biblique n’a pas échappé à l’équipe du film). « Le dernier jour de tournage, je me suis endormi sur le lit » dit Booth de son travail qui la veille, quand il était au lit avec Emma Watson devait faire la scène de la naissance de son premier enfant. « Je devais me réveiller, donc soudainement j’ai entendu Darren crié ‘Douglas! Douglas! Tu dors vraiment?’. Je lui ai dit que je faisais une méthode de comédie. Booth esquisse un sourire qui même à travers ses extensions et sa barbe sauvage pourrait convaincre n’importe qui. « J’espère qu’il y a cru ».